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Un lundi parfum matcha : mon avis sur le roman de Michiko Aoyama et la magie de la structure chorale

Découverte de Michiko Aoyama et de ses romans gourmands

Un lundi parfum matcha by Michiko Aoyama | Goodreads 

Récemment, j’ai terminé Un lundi parfum matcha, un roman de Michiko Aoyama. J'avais auparavant lu Un Jeudi saveur chocolat, écrit par la même autrice et qui précède Un Lundi parfum matcha.

C’est un peu par hasard que j’ai découvert la maison d’édition Nami. Il y a trois ans, je suis tombée sur une publication annonçant la sortie du Restaurant des recettes oubliées. Je venais de jouer à un jeu mobile dont l’ambiance m’y faisait vaguement penser. Le thème du restaurant caché dans les petites rues kyotoïtes a immédiatement capté mon attention, sans doute nourri par une pointe de nostalgie de mon voyage au Japon.

En explorant les autres titres du catalogue, mon regard s’est arrêté sur Un Jeudi saveur chocolat. Le titre m’a clairement attirée. Ayant passé pas mal de temps à tester les salons de thé toulousains, je me suis dit que ce roman pourrait me plaire, même si je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.

Comment Un Jeudi saveur chocolat m’a initiée à la structure chorale

Un jeudi saveur chocolat, de Michiko Aoyama - La Pause Lecture 

Grâce à Un Jeudi saveur chocolat, j’ai découvert la structure chorale, une manière de construire un récit porté non pas par un seul protagoniste, mais par plusieurs voix. Cette approche permet d’aborder les thèmes sous différents angles et, dans ce cas précis, de bondir d’une histoire à l’autre.

Ces tranches de vie semblent d’abord déconnectées, mais elles finissent par se rejoindre, offrant une compréhension plus large des événements. J’ai trouvé cette construction particulièrement intéressante : on passe d’une histoire courte à une autre, toujours introduite par la présence du prochain protagoniste dans le chapitre précédent. Cela crée un fil discret mais solide.

Un style narratif apaisant et contemplatif

Ce que j’ai aimé dans cette structure, c’est ce double voyage :

  • un voyage géographique, à travers les déplacements des personnages ;

  • un voyage narratif, où l’on revient finalement au point de départ, enrichi de toutes les conséquences des histoires croisées.

Il y a quelque chose d’un effet papillon, ou d’une réaction en chaîne, mais traité avec cette douceur propre à la littérature japonaise contemporaine : contemplative, calme, centrée sur l’idée qu’un geste simple peut changer une vie. C’est tellement apaisant, surtout face au théâtre de l’absurde qui domine parfois d’autres genres.

Mon ressenti sur Un Lundi parfum matcha

Ayant beaucoup apprécié le premier roman, j’ai acheté Un Lundi parfum matcha sans hésiter, d’autant plus que j’aime les boissons chaudes. Le point d’entrée reste le café Marble, propriété de Master, où tout commence.

Cette fois, plus d’effet de surprise : je savais à quoi m’attendre en termes de voyage narratif. La question était plutôt de savoir si les étapes allaient me plaire. On voyage moins loin que dans le premier tome : on reste entre Tokyo et Kyoto, avec des thèmes centrés sur l’évolution des traditions et l’épanouissement personnel.

J’ai apprécié ce roman, mais un peu moins que le premier. Même si je connaissais déjà la structure chorale, je ne savais pas où l’autrice allait m’emmener. J’ai eu l’impression que les histoires du premier livre étaient plus intimement liées. Le chapitre consacré au chat m’a un peu déconcertée : même si ce n’est sûrement pas l’intention de l’autrice, j’ai eu l’impression qu’il servait à combler un lien manquant. L’idée de transition est bonne, mais l’exécution m’a moins convaincue. Cela reste malgré tout un petit livre agréable à lire.

Quand les titres influencent mes achats de livres

Dans la série des livres que j’ai achetés uniquement à cause de leur titre, il y a aussi Tant que le café est encore chaud. Le mélange café + ambiance ésotérique m’a immédiatement séduite… même si je ne l’ai toujours pas lu.

À ce rythme, si vous connaissez des romans dont le titre contient « bubble tea » ou « ube latte » sur fond japonais, il y a de fortes chances que je m’y intéresse.

Et pour finir, je vous laisse avec ce short d’Erica qui m’a bien fait rire sur le matcha.

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