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Ateliers de cuisine japonaise : un ekiben maison chez Shiawassé

Ateliers de cuisine japonaise : un ekiben maison chez Shiawassé

 Un rendez-vous culinaire presque mensuel chez Shiawassé

J’ai raté l’article de la semaine dernière et, cette fois encore, je ne parle pas de Clair Obscur comme prévu. Avec un peu de retard, on aborde un rendez-vous presque mensuel : les ateliers de cuisine japonaise chez Shiawassé.

Si vous me suivez depuis près d’un an, vous commencez à connaître la routine. Je me rends régulièrement à Belberaud où Ikuko et Stéphane dispensent des cours de cuisine autour de la gastronomie japonaise. Cette fois, le thème était particulièrement savoureux : l’ekiben, ces paniers repas que l’on trouve dans les gares japonaises lors des voyages. Eki signifie gare, et ben vient de bento. Chaque gare propose son ekiben, souvent inspiré des spécialités régionales. C’est un peu comme manger une choucroute dans un train en provenance d’Alsace… sauf que ça n’embaume pas tout le wagon.

Souvenirs de voyage et trains japonais

Ce thème m’a rappelé quelques souvenirs de mon voyage au Japon, qui commence à dater puisqu’il remonte à 2019. Mon ekiben contenait aussi du bœuf mariné au gingembre… mais clairement moins travaillé que celui dont Stéphane s'est inspiré.

C’était l’occasion de se dire que la majorité du Japon est accessible en train, et que la voiture reste un moyen de transport presque luxueux, nécessitant même une place de parking pour pouvoir en posséder une. Voyager en shinkansen, à plus de 200 km/h, reste une expérience confortable.

Le Japon bénéficie d’une couverture ferroviaire impressionnante, même si certaines lignes disparaissent, comme en France. Le sujet est souvent abordé dans les films d’animation, par exemple Belle, où la ligne utilisée par la protagoniste menace d’être fermée. Fermer une ligne, c’est couper une région de son rayonnement économique et pousser les jeunes générations vers les grandes villes.

Je pensais dire que le train est hors de prix en France, mais j’avais oublié la hausse du JR Pass au Japon… et encore, les touristes paient moins cher. Chez nous, le trafic routier a été largement privilégié, rendant les transports en commun moins attractifs. Entre le temps perdu et le prix payé, emprunter les voies ferroviaires devient souvent une double peine. Et bien que plus polluant, l’avion reste souvent plus abordable.

Petite digression sur les transports et l’économie locale

Les débats sur la pollution des différents modes de transport sont nombreux. L’avion serait parfois le moins polluant rapporté au nombre de passagers. Le train dépend de la ligne et de l’énergie utilisée. La voiture thermique reste la pire, et le vrai coût de l’électrique reste à définir.

On a largement privilégié le transport individuel en France, et dans certaines régions il est difficile de s’en passer. Saviez-vous qu’une petite révolution ayant contribué à la désertification des villages fut… l’arrivée du vélo ? Les maraîchers se déplaçaient autrefois de village en village pour vendre leurs produits. Avec le vélo, les habitants pouvaient aller au marché du village voisin plus facilement. Les commerçants se sont alors regroupés dans les bourgs les plus attractifs. À grande échelle, cela a dessiné la cartographie des villes actuelles : la fuite des zones isolées vers les centres dynamiques.

Retour à l’essentiel : l’ekiben du jour

L’ekiben reste tout de même plus alléchant et varié que le traditionnel sandwich jambon-beurre. Au menu :

 

  • Nikumaki onigiri — Une boulette de riz au beurre enroulée d’une tranche de lard. Une alternative végétarienne consiste à l’entourer d’une algue nori : ça fonctionne très bien aussi.

     

  • Namul de pousses de soja — Une petite salade estivale fraîche, alternative à la salade wakamé. Parce qu’il faut varier…

     

  • Kimpira de carottes et salsifis — Pas mauvais, mais un peu en retrait par rapport aux autres. Je n’ai jamais goûté un plat sublimant vraiment le salsifis.

     

  • Kimpira de poivrons — Je suis difficile sur les poivrons, mais ici la sauce fait des miracles : fondants, savoureux, probablement le plat le plus apprécié après le bœuf.

     

  • Shogayaki de bœuf — Le plat maître. Des tranches de bœuf au gingembre, très rapidement saisies… rien que d’y repenser, j’en salive.

     

  • Glace Monaka — Une découverte. On a préparé une pâte proche de celle des dango, grillée avant d’y glisser une boule de glace entre deux tranches. Dans un bento, elle fondrait vite, mais l’expérience était géniale, presque enfantine.

  

Ce sera tout pour cet article. J’espère avoir la motivation d’écrire le prochain en temps et en heure. Je vous avoue que travailler en parallèle sur un script vidéo, même court, suffit à me couper l’envie d’écrire autre chose la même semaine.

 

 

 

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