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🥢 Atelier de cuisine japonaise & découverte du Raw Foodism : mon expérience près de Toulouse

Entre deux cartons de déménagement, j’ai quand même réussi à m’échapper pour participer à un atelier de cuisine japonaise. Comme d’habitude, c’était chez Shiawassé à Belberaud, près de Toulouse :

Cuisine japonaise et culture du sarrasin : aventure artisanale dans un atelier japonais à Belberaud

Atelier de cuisine japonais Shiawassé à Belberaud : Thème Otsukimi

Cette session était un peu particulière : nous avions Mami, la professeure de yoga d’Ikuko, en direct depuis le Japon. Elle enseigne également la Raw Sweet Food, un concept que je ne connaissais absolument pas.

🌱 Raw Foodism : une découverte surprenante

Le raw foodism, ou alimentation brute, nous a été présenté comme une manière de préserver au mieux les nutriments et les enzymes sensibles à la chaleur. À l’ère des produits ultra‑transformés, ce courant propose une approche plus naturelle, plus brute, censée favoriser une digestion plus lente et une meilleure sensation de satiété. Puisque les aliments sont crus ou très peu cuits, les fibres restent plus intactes.

Personnellement, cela m’a rappelé le fameux « manger 5 fruits et légumes par jour ». On se dit qu’un jus ou une soupe suffit… sauf qu’entre manger une orange et boire son équivalent en jus, on a tendance à se resservir plus facilement. Le transformé est plus plaisant, plus rapide, mais il pousse aussi à consommer davantage. On s’est peut‑être un peu trop habitués à la praticité au détriment du naturel; ou juste par flemme. 

🤔 Le raw foodism améliore‑t‑il vraiment la digestion ?

On nous a expliqué que l’alimentation crue faciliterait la digestion grâce à la préservation des enzymes. Pour être honnête, je reste sceptique. Tout dépend, selon moi, de l’état de santé de chacun. En cas de digestion fragile, les aliments cuits sont souvent plus faciles à assimiler, car ils demandent moins d’énergie à l’organisme. Peut‑être qu’une fois rétabli, le raw foodism peut aider à enrichir le microbiote… pourquoi pas.

🍛 Le menu de l’atelier : vegan, gourmand et surprenant

Le menu du jour était sans protéines animales :

Entrée : une salade simple mais sublimée par un tofu frit absolument délicieux. 

Plat : un curry vegan à base de courge Kabocha, qui apporte une texture différente du curry classique.

Dessert : un fruit un gâteau chocolat‑coco cru. Très bon, mais difficilement transportable sans une chaîne du froid impeccable.

C'était intéressant ! On a tellement aimé le curry que mon conjoint et moi l’avons refait à la maison… en ajoutant quelques morceaux de poitrine laquée au teriyaki. Oui, ça ruine complètement l’esprit vegan et raw, mais c’était un vrai plaisir gustatif.

🧭 Entre convictions alimentaires et discours culpabilisants

Ajouter de la viande ne signifie pas que je me moque des principes. Je respecte énormément les personnes qui changent leurs habitudes alimentaires et qui font preuve de discipline. En revanche, j’ai beaucoup plus de mal avec les discours culpabilisants ou moralisateurs.

On entend souvent qu’il faut manger moins de viande pour réduire la pollution. Je suis d’accord pour dire qu’il faut réduire notre consommation globale, mais pas pour blâmer les gens en les accusant de « manger des cadavres ». La viande n’est qu’un facteur parmi d’autres. Une personne vegan qui consomme massivement de fast‑fashion ou utilise de manière excessive l’IA générative n’a pas plus de crédibilité qu’un clown.

🍏 La qualité nutritionnelle des aliments : un vrai sujet

Ceci dit en passant, apparemment une pomme aujourd'hui serait beaucoup moins nutrive qu'il y a cent ans. Pour répondre à une demande toujours plus forte, il faut produire plus et vite ; certains produits étant plus rentable que d'autres. On préfèrera la monoculture, les engrais et les pesticides. 

Les cultures moins rentables sont abandonnées, alors qu’elles permettraient une rotation bénéfique pour les sols.

Fun fact (ou pas) : les entreprises qui produisent les pesticides sont aussi celles qui vendent les engrais… et ce sont les mêmes qui fournissaient les gaz utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale.

💸 Bien manger : un privilège ?

Tout le monde n’a pas le budget pour consommer mieux. Mais comprendre d’où viennent nos aliments et comment ils sont produits, c’est déjà un premier pas. 

🥗 Et vous, quel est votre rapport à l’alimentation ?

Avez‑vous déjà testé le raw foodism ou participé à un atelier de cuisine japonaise ? Comment mangez‑vous au quotidien ? Je serais curieuse de connaître votre avis sur ces différents courants alimentaires.

  





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