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Refonte UX de Glass Masquerade 4 : mes pistes d’amélioration | impressions de lecture sur l'absurde

Il y a deux semaines, j’avais réalisé une petite analyse UX de Glass Masquerade 4 : Constellations, le puzzle‑game vitrail d’Onyx Lute.

Analyse UX de Glass Masquerade 4 : Constellations — Mon avis sur le puzzle game vitrail d’Onyx Lute

J’ai depuis retravaillé partiellement deux écrans — le principal et celui des options — pour me prêter au jeu et explorer ce qui pourrait être amélioré.

Pour rappel, l’écran principal ressemble à ceci. Dans ma version, je ne me suis pas attardée sur les tooltips : je me suis surtout concentrée sur les boutons et l’agencement des informations. J’avais émis l’hypothèse que l’interface avait été pensée pour être symétrique.

Repenser les interfaces

L’idée principale était de retravailler la hiérarchie des boutons. La sphère autour du sablier me semblait avoir la bonne taille pour représenter une action principale. J’ai supprimé les boutons situés en haut, qui renvoyaient à l’équipe de production et au site du studio.

À la place, j’ai retiré la décoration en bas à droite pour y placer une constellation censée représenter un luth… même si, honnêtement, elle m’évoque davantage la Petite Ourse.

Le bouton « profil », initialement en bas à gauche, a été déplacé près des paramètres. L’icône reste peu explicite à mon goût, mais son nouvel emplacement et sa taille me paraissent plus cohérents.

J’ai aussi imaginé une alternative dans le cas où l’on souhaiterait conserver le sablier. Je l’aime beaucoup visuellement, mais je pense qu’on perd un peu en compréhension de l’action associée.

Voici maintenant la capture de l’écran des paramètres. J’avais initialement critiqué les regroupements et les alignements.

 

Dans ma proposition, j’ai ajouté un fond sombre semi‑transparent pour indiquer que les éléments en arrière‑plan ne sont plus interactifs et que l’on se concentre sur la modale.

La typographie n’est pas la bonne : j’ai simplement cherché quelque chose d’approchant, donc ce point n’est pas à prendre en compte.

J’ai regroupé les sections de paramètres à gauche, en les séparant des éléments qui relèvent plutôt de la navigation interne du jeu, tout en respectant le code couleur existant. À droite, j’ai raccourci les libellés, qui méritaient selon moi d’être revus. Après deux semaines, je ne me souvenais même plus de leur signification exacte, donc je n’ai pas approfondi ce point.

Pour la langue, une liste déroulante aurait été possible, mais moins agréable à la manette. Cela aurait aussi ajouté une superposition de fenêtres.

J’ai remplacé les checkbox par des switch : techniquement, les checkbox fonctionnent, mais elles sont plus adaptées à des choix multiples liés entre eux. Le switch, lui, active ou désactive une option avec un seul label. Les miens sont un peu petits, mais l’idée est là.

Pour les options statistiques et la luminosité, j’ai opté pour des toggle buttons, puisqu’il y a trois choix possibles. Un slider aurait été excessif pour seulement trois niveaux.

Une autre solution aurait été de transformer les options de gauche en onglets, mais je suis moyennement convaincue de la pertinence de cette approche pour de la navigation.

Voilà pour ces quelques idées en réponse aux critiques que j’avais formulées.

Parenthèse littéraire : mon expérience déroutante avec Ionesco 

Dans un tout autre registre, je vous partage mes dernières lectures : La Cantatrice chauve et La Leçon d’Eugène Ionesco. Mauvaise idée en lecture de chevet.

C’était ma première incursion dans le théâtre de l’absurde, et je dois dire qu’après une journée de travail, lire une œuvre volontairement illogique et décousue… ce n’est pas vraiment propice à tomber dans les bras de Morphée. C’était plutôt une prise de tête. Je me suis même demandé comment les acteurs parvenaient à jouer une pièce dépourvue de sens.

La Cantatrice chauve

La pièce se veut risible, avec des bourgeois qui s’adonnent à des activités convenues pour « faire comme tout le monde ». Le raisonnement par l’absurde domine, les personnages échangent des ragots sans intérêt ni logique… J’avoue que ça m’a fatiguée, mais pas dans le bon sens. J’attendais une action, une progression, un déclencheur d’émotion — rien de tout cela n’arrive.

Si je l’avais vue en représentation sans préparation, je crois que j’aurais passé la pièce à me demander quand cela allait se terminer. C’est un peu le même sentiment que lorsqu’on assiste à une dispute de couple âgé pour des broutilles : ça énerve plus que ça ne divertit. Mention spéciale à la discussion lunaire entre les Martin.

La Leçon

Quant à La Leçon, c’était surtout… malaisant. J’ai compris que les raisonnements n’auraient aucun sens, j’ai essayé de suivre la construction absurde, mais sans y trouver d’intérêt. La relation entre le maître et l’élève m’a mise très mal à l’aise.

Il fallait tester. Si l’absurde m’agace, c’est sans doute que ce n’est pas pour moi — ou du moins pas ce que je recherche dans une lecture.

Et vu le jour où je poste cet article, la question se pose déjà pour celui de demain.

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