🧠 Entre projets, écriture et dispersion
En ce moment, je loupe une publication sur deux. Celle-ci a failli passer à la trappe. J’ai des sujets, mais j’ai du mal à écrire dessus. En parallèle, j’essaie d’écrire sur d’autres thèmes que j’ai potentiellement déjà traités. Typiquement, cela fait deux semaines que j’essaie d’écrire un script sur Witch’s Bakery. Le trouvant un peu vide, je suis allée glaner des interviews sur internet. Résultat : trois heures de podcasts. J’ai un peu plus de contenu et je comprends mieux les intentions du jeu… peut-être que ça me permettra d’être plus indulgente dans ma critique.
« 3H c’est peut-être le temps qu’il me faut pour écrire un article… »
Certainement pas sur Clair Obscur, qui me demande plus de temps parce que j’ai du mal à structurer ma pensée. Ces articles n’ont peut-être pas une grande plus-value, puisqu’il existe déjà d’innombrables vidéos dessus. Qu’est-ce qui ferait que le mien se démarque ? En toute franchise, je n’en sais rien : ce sera un vécu personnel, le récit d’une joueuse face à ce que le jeu propose.
Récemment, entre tous mes petits projets et ce que j’aimerais sortir pour la rentrée, je me suis dit que je perdais trop de temps à écrire des articles de blog. J’ai donc mis en place deux timers Pomodoro de 25 minutes pour écrire sur un sujet ou ce qui me passe par la tête. Je me prends un peu le chou avec ces articles et j’ai l’impression d’avoir perdu la raison de leur existence. À la base, ils sont là pour me prouver que je n’ai pas rien fait de mon année. Puis j’ai voulu tenter un calendrier de publication, donner plus de sens au contenu… sans pour autant l’optimiser pour les algorithmes.
Je ne sais pas encore quels changements j’apporterai au blog, ni même s’il migrera ailleurs. En tout cas, il y aura des ajustements. Je m’éparpille, et c’est ce qui me fait perdre en concentration sur mes projets.
🖨️ Pourquoi une imprimante 3D maintenant ?
Aujourd’hui, je vais rapidement vous parler d’un achat récent : une imprimante 3D. On en trouve à tous les prix ; la mienne se situe dans le milieu de gamme. Mais avant tout, comment en suis-je arrivée à vouloir une imprimante 3D ?
🔙 Un intérêt qui remonte à 8 ans
Je regarde les imprimantes 3D depuis environ huit ans. J’ai des connaissances qui possèdent des modèles filaires, s’impriment des jetons pour les chariots ou tentent de fabriquer une petite batterie électrique pour leurs enfants. Personnellement, je trouve ça rigolo, mais je suis surtout intéressée par l’impression de figurines de 20 cm à peindre.
J’ai vite conclu que le filament n’était pas assez précis pour ce que je voulais. Pour ça, il y a la résine. Mais à l’époque, j’étais plus orientée cosplay, et une découpeuse laser me semblait plus utile. Aujourd’hui encore, je trouve cet outil ultra intéressant… mais j’ai trop peur de mettre le feu à mon logement. Même pour l’imprimante, je reste à proximité pour vérifier que tout fonctionne bien.
« Ce n’est pas censé arriver, mais on est quand même sur une machine qui chauffe une buse à plus de 200°C. »
Quant à l’impression résine, bien que très tentante, la manipulation de produits potentiellement toxiques m’a rebutée, surtout après avoir adopté mes chiens. J’ai donc tout mis de côté pour me concentrer sur ce projet-là.
🎨 Warhammer, miniatures et retour vers l’impression 3D
Il y a 2–3 ans, j’ai commencé la peinture Warhammer, d’abord pour motiver quelqu’un qui possédait des figurines mais ne les peignait pas. Je n’ai jamais été très attirée par la licence : les humanoïdes ne sont pas à mon goût, les Space Marines encore moins. Les créatures sont visuellement sympas, mais je ne me vois pas avec une armée de rats. Finalement, on a trouvé un compromis : les Sylvaneth, un peuple d’arbres.
Les figurines ne sont pas le sujet du jour, mais elles sont intimidantes, surtout vu le prix et la peur de se rater. À ce jour, je n’ai pas fini de peindre mes Sylvaneth, et j’ai même des réparations à faire après plusieurs déménagements.
Ce que Warhammer m’a apporté, c’est la satisfaction de monter la figurine. La peinture, j’aime bien, mais rien d’extraordinaire pour le moment. Et puis on découvre tout le monde des miniatures : outils, effets, socles… des choses proches du cosplay. De fil en aiguille, j’ai cherché des miniatures plus dans mon style et j’ai découvert la communauté des modélisateurs 3D. Le cocktail parfait pour me faire reconsidérer l’achat d’une imprimante 3D, surtout que le marché du STL s’est ouvert à moi.
En discutant avec des peintres Warhammer qui possèdent des imprimantes, j’ai commencé à revoir mon avis sur les filaires. En presque une décennie, le marché a évolué : machines plus accessibles, communauté plus solide, informations plus claires, précision améliorée.
Après un an et demi de réflexion, de budget et d’épargne… me voilà propriétaire d’une BambuLab P2S, réputée pour sa précision et son adaptabilité pour les miniatures.
⚙️ Premières impressions
La machine est lourde… et vu le prix, je n’allais pas rater le livreur. Après l’état des colis dans son camion, j’ai vite installé la bête pour vérifier son bon fonctionnement.
Bambu Lab affirme que la mise en production est simple : ils ont raison. Le tutoriel vidéo et la documentation sont très compréhensibles. Ce qui peut frustrer, c’est le temps de calibration et la nécessité d’une surface extrêmement stable. Je l’avais posée sur un bureau, mais après avoir vu certains mouvements, elle est désormais au sol.
Une fois la calibration faite, place à la première impression. On voudrait lancer un gros projet, mais mieux vaut commencer petit. Par défaut, c’est le petit bateau ; moi, j’ai choisi la raclette en 15 minutes. Elle n’est pas très robuste, mais fait le job.
Et là, le monde de l’impression 3D s’ouvre : accessoires de bureau, pots de fleurs, et bien sûr… les figurines.
🛠️ Les premiers défis
Avec les canicules, je n’ai pas imprimé autant que prévu. J’essaie aussi de ménager mon premier filament. La seule limite, c’est peut-être la taille d’impression : 25×25×25 cm. J’ai donc oublié la bannette A4, mais le phylally n’a pas attendu longtemps.
En bidouillant les paramètres, on comprend vite ce qui fonctionne ou non. Bambu Lab propose une formation sur la maintenance, les matériaux et leurs propriétés : très appréciable. J’ai rencontré des structures trop fragiles avec une buse plus petite, du filament qui n’adhère pas, ou des décalages. En cassant les supports, on peut parfois casser l’impression elle-même : Frieren a perdu ses jambes et risque de perdre ses mains.
🎨 Figurines : exploitables ou non ?
J’ai acheté l’imprimante principalement pour les figurines. Sont-elles exploitables telles quelles ? Oui et non. Tout dépend des attentes.
Avec des filaments multicolores, c’est exploitable si l’impression se déroule bien. Mais j’ai choisi une seule couleur pour peindre. Warhammer m’a appris qu’un beau rendu nécessite une bonne base : enlever les imperfections avant l’apprêt. Les stries de filament risquent de se voir, donc je me suis mise à poncer.
« Mes petites soirées à essayer d’écrire se transforment en des soirées à écouter des podcasts en ponçant… c’est infini. »
J’ai aussi pris de la pâte pour rattraper les défauts, comme les jambes et mains de Frieren. On verra le résultat.
🔧 Et la suite ?
La suite : upgrader l’imprimante avec l’AMS, un module de séchage permettant le multicolore ou le multi‑matériaux. Je suis surtout intéressée par le multi‑matériaux. J’aimerais tester d’autres filaments, mais ils sont sensibles à l’humidité. L’AMS aide, mais n’élimine pas totalement le problème. Vu le prix, ça attendra quelques mois.
Et puis, il y a l’idée de modéliser et imprimer mes propres créations.
En attendant, je retourne à mon ponçage.


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